28. nov., 2017

Il y a quelques jours, le monde apprenait l’existence d’un nouveau système composé de sept planètes,

Le mercredi 22 février dernier, la NASA tenait une conférence de presse exceptionnelle pour parler d’une nouvelle « découverte au-delà de notre système solaire ». Ainsi, l’agence spatiale américaine a annoncé la découverte de sept planètes de la taille de la Terre autour d’une étoile naine, dont trois pourraient abriter des océans d’eau liquide et donc potentiellement de la vie. Le système est baptisé TRAPPIST-1.

 

C’est un nom qui n’est pas sans rappeler le nom de la célèbre bière belge. Dans l’équipe du télescope Spitzer qui a permis cette découverte, il y a Michael Gillon, astronome à l’Université de Liège en Belgique, avec qui le magazine Sputnik s’est entretenu pour en savoir plus sur ce nom à forte résonnance belge.

« TRAPPIST, c’est TRAnsiting Planets and PlanetesImals Small Telescope, ce qui veut dire : “petit télescope dédié à l’étude d’exoplanètes en transit et à l’étude des comètes” », a-t-il d’abord expliqué. Selon l’astronome, l’équipe a choisi cet acronyme pour souligner l’origine belge du projet.

« Le clin d’œil aux bières est dû au fait que les bières belges sont connues presque partout dans le monde, les bières trappistes sont réputées parmi les meilleures au monde et la plupart sont faites en Belgique, donc, l’origine belge passe assez bien avec ce simple acronyme tout en donnant un caractère sympathique au projet », ajoute-t-il.

Si le projet porte au final la griffe de la NASA, c’est bien l’équipe belge qui est à l’origine des premières détections. « Au départ, la détection des premières planètes a été faite par notre projet TRAPPISTE. On avait beaucoup d’ambiguïté dans nos données donc nous avons demandé le télescope à la NASA et nous avons observé le système durant trois semaines. Le télescope spatial de la NASA a joué un grand rôle, mais ce n’est pas la NASA qui a découvert le système », explique Michael Gillon.